Ni Tien Tahiti
En 1998, Guro Fred Evrard fonde l’école des 2 ciels à Tahiti et Moorea, en Polynésie française.
Depuis, une école Ni Tien a été ouverte a Singapour (en 2006), et récemment, une aux Philippines, terre
d’origine du Kali.
Guro Fred nomme le système de Kali enseigné dans ses écoles Ni Tien : Kali Majapahit.
Le Kali Majapahit est une synthèse de différents Arts Martiaux philippins, et d’autres arts de combat de l’ancienne zone du
Majapahit.
Les styles d’arts martiaux qui ont influencé notre Kali Majapahit sont :
- Kali Sikaran
- Inayan Eskrima
- Panantukan
- Kali / JKD
- Muay Thai
- Pencak Silat Tapac Suci
- Seni Silat Titipinang
- Silat Kuntao
- Hakka Kuntao
Le Kali Majapahit n’est pas un nouveau style de Kali, mais un système d’enseignement ; Une manière
d’organiser et de transmettre les Arts Martiaux philippins.
Le mot Kali pourrait être une contraction du Tagalog "Kabut Lihok" qui signifie mouvement du corps.
Une autre théorie avance que le mot dérive de la fameuse épée Malaise, le Keris, devenu Karis ou Kalis aux
philippines. Cet art martial philippin d’abord issu des expériences guerrières des tribus Indigènes, fut
également influencé par le Kuntao des Hakkas du sud de la Chine, la boxe thaïlandaise et le Pencak Silat
indonésien.
Majapahit était le nom d’un grand empire Javanais, entre le 13ème et le 16ème siècle. L’empire Majapahit
succéda à l’empire Srividjayan, et s’etandit dans toute l’Asie du Sud-Est, jusqu’aux Philippines. Ce fut
l’age d’or de la culture Malaise. A son apogée, l’empire Majapahit comprenait ce que l’on nomme aujourd’hui ;
l’Indonésie, la Malaisie, le sud de la Thaïlande , le Cambodge, Brunei et les Philippines. Fortement influencé
par une culture Hindo-Bouddhiste, les guerriers Majapahit amenèrent leurs styles de Pencak Silat aux Philippines
, principalement dans le sud (Mindanao et Sulu). Sous l’influence unificatrice de l’Empire Majapahit, un style
martial typique de l’Asie du Sud-Est va naître.
Les concepts d’entraînement du Kali Majapahit sont multiples, mais simples et efficaces :
- L’art du bâton est l’une des principales caractéristiques des arts martiaux philippins et descend directement
des styles d’escrime. L’élève s’entraîne à combattre avec un (solo baston) ou deux (sinawali) bâtons de rotin,
ou encore un bâton et un couteau (Espada y Daga). L’entraînement aux bâtons développe non seulement l’habileté
de l’élève dans les systèmes à mains nues, mais participe activement à l’équilibre des hémisphères cérébraux.
L’art du bâton est la base des arts martiaux philippins ; la fluidité, la rapidité et la concentration qui
découlent des exercices de solo baston et de sinawali amènent l’élève à réduire la distance entre lui et son
adversaire, pour arriver rapidement au travail à mains nues (en Kali, la distance de combat se raccourcit selon
le niveau du pratiquant)
- Daga est le système de combat au couteau du Kali, et est l’une des grandes spécialités des arts martiaux
philippins. Les techniques de couteau du Kali ont influencé les stratégies et tactiques de défense contre
couteau des forces de l’ordre dans le monde entier.
- Kadena de mano est l’art du combat rapproché dans les arts martiaux philippins. On y utilise les mains,
les coudes, les coups de tête, les genoux, les clés articulaires, etc. Le Kadena de Mano est une méthode
très efficace de self defence.
- Panantukan ou Panuntukan, est le système de boxe des Philippines ; il inclut les techniques et stratégies
de la boxe anglaise et du Muay Thai. Les déplacements, balayages, « foot trapping », poussées, et saisies
font du Panantukan une forme très particulière et très efficace de boxe. L’utilisation des coudes, des
"gunting", et des contrôles, sont autant de caractéristiques du Panantukan.
- Sikaran et Pananjakman sont les arts savates du Kali. Le Sikaran complète le Panantukan en y ajoutant les
coups de genoux, les coups de pieds, et les coups de pieds sautés. Le Pananjakman est l’art des coups de
pieds bas, et des "dirty kicks".
- Dumog est le système de lutte des Philippines. Y sont inclus les projections, les balayages, les amenées au sol,
les immobilisations et les étranglements.
- Largo Mano est le système de combat à longue distance du Kali. Originellement un art d’épée (Kampilan), le Largo
offre des possibilités techniques sans avoir à s’approcher de son adversaire.
- Sibat / Bangkow est l’art de la lance des Philippines. Avec le temps, s’y sont rajoutées les techniques de
bâton long.
- Hilot enfin, est le système de santé des Philippines. Y sont pratiqués les massages, l’acupression,
l’ostéopathie, la diététique, la psychothérapie et le magnétisme.
En Kali, ces concepts sont enseignés de concert, pour un système d’entraînement complet et efficace. Toute
progression dans l’un de ces domaines amènera une évolution dans tous les autres.
Les écoles Ni Tien sont connectées à la IKAEF (International Kali Arnis Eskrima Federation).
Information légale : art 122.5 du code pénal
L'instructeurLes cours sont dispensés par Madunong Guro Bruno ROZIER
Les horaires : tous les mardis entre 17h30 et 19h30
Durant la dynastie Tang au 9ème siècle, existaient des relations commerciales entre la Chine, la péninsule
Malaise et les Philippines. Les commerçants et immigrants de Chine amenèrent aux Philippines leur système de
combat, le Kuntao Hakka. Les systèmes de combat Hakka ont, tout comme le Silat Malais, fortement influencé
les Arts Martiaux philippins, et on trouve aujourd’hui, principalement dans le sud des philippines, des styles
fortement teintés de ses 2 arts guerriers, tels que le Kali-Silat, le Silat-Kuntao, etc.
Deux principales vagues migratoires suivirent, la première vers le 5ème siècle (Empire Srividjayan), et
la seconde à la fin du 13ème siècle (Empire Majapahit). Ces arrivants sont les ancêtres des Philippins
musulmans de Mindanao et Sulu. Au cours du 13ème siècle donc, l’Empire Javanais Majapahit s’étant jusqu’aux
îles Maharlikas (nom des Philippines avant l’invasion espagnole). Les guerriers Majapahit amènent avec eux
leurs styles de Pencak Silat, le Tjakalele Silat indonésien et le Silat Melayu malaisien.
Le Majapahit fut l’age d’or de la culture malaise, et comprenant les régions que l’on nomme aujourd’hui :
l’indonésie, la malaisie, brunei, le sud de la thailande, le cambodge, et les philippines.
Sous l’influence unificatrice de l’Empire Majapahit, un style martial typique de l’Asie du Sud-Est va naître,
qui puise ses racines philosophiques dans l’Hindouisme et le bouddhisme.
Ce que l’on nomme parfois “ Arts Martiaux Majapahit ” inclus:
- Les Arts Martiaux philippins (Kali, Arnis, Eskrima, Silat Kuntao, etc.)
- Le Pencak Silat indonésien
- Le Seni Silat malaisien
- Le Muay Boran (boxe Thaï Traditionnelle)
- Le Krabi Krabong (système d’armes Thaï)
- Le Tomoi (boxe Malaisienne traditionnelle)
- Le Myanma yuya louvi (boxe birmane traditionnelle)
- Le Bokator cambodgien
En 1543 commença la colonisation des îles Maharlikas par les Espagnols, qu’ils nommèrent Philippines en
hommage au Roi Philippe II d’Espagne. Les Espagnols eurent beaucoup de mal à soumettre les habitants des
Philippines. Ils durent avoir recourt à leurs armes à feu pour faire régner un semblant d’ordre. L’ensemble
des îles ne fut sécurisé qu’en 1570. Lorsque la domination espagnole fût finalement bien établie, les
conquérants voulurent bannir l’enseignement des arts martiaux, et le port des armes blanches fût interdit en
1764 pour essayer de limiter les agressions des soldats des forces d’occupation. Les arts guerriers rentrèrent
dans la clandestinité.
L’art du combat refit peu à peu surface sous forme de danses rituelles, appelées « Sinulog » ou « Karenza ».
Durant plus de trois cents ans d’occupation, de nombreuses escarmouches et batailles opposèrent colons et
autochtones. A partir de ces expériences et d’observations les systèmes de combat philippins évoluèrent,
de plus en plus influencés par les techniques espagnoles et des autres mercenaires européens (Italiens et
Français). Mais ce fut surtout l’utilisation de la rapière (épée) et de la dague qui eut la plus grande
influence. On peut encore retrouver actuellement, dans de nombreux styles, les techniques « Espada y Daga »
sous la forme d’exercices avec un bâton et un couteau, ou d’une arme longue couplée avec une arme courte.
Ainsi que dans l’utilisation des angles d’attaques et dans certains concepts tactiques de déplacements et de
distances. Cette influence se retrouve aussi dans l’utilisation de l’espagnol pour certains termes techniques.
Parmis les styles d’Arts Martiaux philippins les plus connus, notons :
- De Querdas (Dizon Eskrima)
- Kali Illustrisimo
- Cabales Serrada Eskrima
- Inayan Eskrima
- Lameco Eskrima
- Balintawak
- Doce Pares
- Kali Villabrille
- Tendencia Arnis - Hilot
- Inosanto Kali
- Kali Sikaran
- Kali Silat
- Silat Kuntao
- Cinquo Terro
- Kali / JKD
- Kali De Leon
- Lacoste Kali
- Modern Arnis
- Kombatan
- Kali Majapahit